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Dimanche 2 juillet 2017 : Fête de la paroisse

Le 2 juillet 2017 a eu lieu la fête patronale de la paroisse de Nancy. Nous avons fêté Saints Pierre et Paul (29 juin dans le calendrier).

Les enfants ont été particulièrement sollicités cette année. Ils ont participé à des petits ateliers durant le mois de juin pour préparer la fête : chant byzantin, théâtre, chants populaires, récitation de poèmes.

Après les agapes festives, un petit spectacle préparé par l’Association culturelle a réjoui le cœur de tous.

Pour débuter, les enfants ont chanté « En passant par la Lorraine » dont le texte a été revisité pour l’occasion :

« A la paroiss’ de Lorraine, avec mes sabots (bis)
Pour la joie, pas pour la peine, avec mes sabots, dondaine,
Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Avec mes sabots. » (dernière strophe)

Beaucoup d’émotion avec la récitation de poèmes qui ont mis à l’honneur des poètes de Russie, de Géorgie et de Roumanie, pays d’origine des familles des enfants :

« Des oiseaux ensommeillés
Se rassemblent dans leurs nids
Où se cachent en la ramée
Bonne nuit ! »
Des oiseaux ensommeillés, Mihai Eminescu (Première strophe)

Beaucoup de rires avec la pièce de théâtre Monsieur Goé du dramaturge roumain Ion Luca Caragiale :

Beaucoup d’entrain avec les chants populaires roumains :

Nous remercions les personnes qui ont organisé et animé ce spectacle :

 

– 10 h 30 : Divine Liturgie ; bénédiction des icônes réalisées dans l’atelier d’iconographie sur verre à la fin de la Liturgie.
 – agapes festives ; chacun apporte un plat et/ou une boisson.
 – petit spectacle préparé par des enfants de la paroisse :
* poèmes (roumain, russe, géorgien)
* pièce de théâtre
* chants et musique
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Jeudi 25 mai 2017, Ascension : Divine Liturgie, 10 h 30.

 Théophile, j’ai parlé, dans mon premier livre, de tout ce que Jésus a commencé de faire et d’enseigner dès le commencement jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir donné ses ordres, par le Saint Esprit, aux apôtres qu’il avait choisis.

Après qu’il eut souffert, il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu.

Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il; car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint Esprit.

Alors les apôtres réunis lui demandèrent: Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël?

Il leur répondit: Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité.

Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux.

Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent, et dirent: Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel.

Actes des apôtres 1, 1-11

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Grande Semaine, Solennités Pascales et Semaine Radieuse

Grand Jeudi 13 avril 2017
8 h 00, Divine Liturgie
19 h 00, Vigile des 12 Évangiles de la Passion

Grand Vendredi 14 avril 2017
19 h 00, Vigile de la Mise au Tombeau

Solennités pascales ; Samedi 15 avril 2017
22 h 30, Procession, Vigiles, suivies de la Divine Liturgie.

Bénédiction des aliments pascals, du fromage et des œufs.
Agapes festives (chacun est invité à apporter un plat).
Un endroit est prévu pour les petits enfants qui ne peuvent pas veiller (landaus, matelas).

Dimanche 16 avril 2017
18 h 00, Vêpres « Deuxième Résurrection » (Évangile en sept langues).
Après les Vêpres, les enfants pourront chercher des œufs en chocolat dans le jardin de l’église.

Vendredi 21 avril 2017, La Mère de Dieu, Source Vivifiante
8 h 00, Divine Liturgie.

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Le sens du Carême et du jeûne dans la pratique de l’Église orthodoxe

« De même que l’œil sain recherche la lumière pure, de même pratiquer le jeûne, avec discernement, conduit au désir de prier. »  Saint Isaac le Syrien

Le sens du Carême et du jeûne dans la pratique de l’Église orthodoxe
Pour les chrétiens de tradition orthodoxe, le Carême revêt depuis toujours une grande importance et se nomme le « printemps de l’âme ». Le printemps est la saison de l’éclosion de la nature, le Carême est celle de l’épanouissement de l’âme dans la perspective des fruits spirituels et évangéliques. Le jeûne de Carême est pour nous une discipline essentielle capable de transformer, voire de transfigurer notre relation à Dieu, au prochain et au cosmos. Dans ce sens, le jeûne, la prière et le partage sont indissociables et nous renvoient à trois relations essentielles : la relation à Dieu qui inclut le dynamisme de transformation personnelle, la relation à l’autre dans le partage, et la relation au cosmos par l’éveil du regard.

Le sens spirituel : jeûner pour augmenter notre faim de Dieu
Nous ne jeûnons pas pour nous priver de nourriture ou pour meurtrir nos corps, mais pour accroître notre sensibilité au vivant, ainsi que la faim et la soif de Dieu. Le jeûne a comme fonction essentielle de limiter les appétits de la nature pour libérer le vrai désir. J’entends par appétit de la nature, non seulement la boulimie alimentaire mais aussi l’avidité, la convoitise, la cupidité ou la recherche effrénée des compensations matérielles… Le jeûne aiguise notre attention et nous met en position de spectateurs de nos mouvements intérieurs, nous permettant de ne plus en être esclaves et de marcher vers la liberté glorieuse des enfants de Dieu. Les anciens avaient perçu que le rapport que nous entretenons avec la nourriture avait une incidence directe sur notre tempérament comme sur notre vie spirituelle. Lorsque nous convoitons un mets, qui gouverne : la pulsion ou la conscience ? Selon le livre de la Genèse, Dieu a créé Adam, chaque homme ou femme, comme un être mangeant, non pour dévorer le monde, mais pour vivre une relation eucharistique au Créateur par les aliments créés (le pain et le vin sont des substances cosmiques faites Eucharistie). Nous jeûnons afin de trouver une relation vivante au Dieu vivant, afin de faire du cosmos une possibilité de communion avec Dieu.

Le Carême dans un esprit de partage et de solidarité
Ce temps de Carême nous permet de vivre une expérience hors du commun. Il nous offre l’occasion de nous alléger du poids du monde, tout en allégeant le monde de notre poids, de nous ouvrir à la compassion qui nous fait tant défaut habituellement, de nous rendre plus sensibles au vivant et de nous éveiller à une contemplation eucharistique du monde. Par l’abstinence de certains aliments (ou de tous les aliments), le jeûne nous permet également d’éprouver, dans une certaine mesure, la faim ou le manque qu’éprouvent tous ceux qui, trop nombreux dans le monde, ne peuvent accéder au minimum de nourriture vitale. Nous sommes appelés à vivre cette limitation volontaire de nos besoins dans un esprit de justice, de partage et d’équité pour la promotion de la paix dans le monde. Le jeûne physique, qui ne se comprend jamais sans la purification du cœur, nous ouvre à l’exercice du don et de l’amour. Nous pouvons, à l’invitation de saint Ambroise de Milan, donner aux pauvres l’argent économisé durant le jeûne et, dans l’esprit des béatitudes, faire l’expérience d’une pauvreté choisie qui ouvre sur la communion avec le frère ou la sœur en humanité auquel le Christ s’identifie : « Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matthieu 25,40). Cette sobriété choisie peut agir non seulement comme une thérapie du corps, mais aussi comme une thérapie de l’âme, si nous limitons également notre consommation de médias, de divertissements, de tout ce qui nous distrait de l’essentiel, mais surtout de toute malveillance, selon cette recommandation de saint Jean Cassien : « Tandis que jeûne l’homme extérieur, il faut que l’homme intérieur s’abstienne aussi des nourritures mauvaises. La mauvaise nourriture de l’âme, c’est d’abord cette malsaine médisance de ses frères ».

La relation au cosmos
Le Christ a jeûné 40 jours et 40 nuits au désert après son baptême. À la tentation du «Diabolos»  qui lui proposait de transformer les pierres en pain, il a répondu : « L’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui vient de la bouche de Dieu » (Matthieu 4,4). C’était rappeler que chaque créature est le fruit d’une parole de Dieu et qu’il est aussi important de se nourrir de sens que de pain. L’oublier, comme nous l’avons fait, conduit à objectiver le monde, à l’exclusion de toute dimension symbolique, et à nous enfermer dans un univers d’apparences que l’on finit par prendre pour toute la réalité. De même, ramenées à l’état d’objets, les créatures sont transformées en marchandises, laissant finalement triompher le pouvoir de l’argent. Par une limitation de notre consommation, nous pouvons établir une relation de modération vis-à-vis du cosmos tout en nous rendant plus attentifs au vivant. Le jeûne stimule l’ouverture de conscience ; il conduit à percevoir l’invisible dans le visible, l’impalpable dans le palpable et la profondeur de la réalité essentielle au-delà des apparences.

Père Philippe Dautais,
directeur du centre Sainte-Croix, Dordogne
(Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale)